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Extrait de Prestige Audio Video
JUIN 2005 -

TANNOY ARENA 5.1
 On a aimé  On aurait aimé
• La précision de la localisation spatiale
• La clarté de la voie centrale
• La qualité des graves
• Le design
• Des entrées haut niveau sur le caisson
• La possibilité d’utiliser des câbles de plus forte section


Caractéristiques du constructeur

  VOIE CENTRALE

 SATELLITES
 CAISSON DE GRAVE

POIDS: 4 kg
DIMENSIONS: 133 x 245 x 149
TYPE: bass-reflex
HAUT-PARLEURS:
1 x coaxial 10cm membrane pulpe de cellulose et tweeter dôme titane 1,9cm + 10cm membrane pulpe de cellulose
 POIDS:2,5kg
DIMENSIONS: 187 x 133,5 x 175,5
TYPE: bass-reflex
HAUT-PARLEUR:
1 x coaxial 100 mm membrane pulpe de cellulose et tweeter dôme titane 19 mm
 POIDS: 14 kg
DIMENSIONS: 445 x 350 x 210
TYPE: clos actif
HAUT-PARLEUR: 250 mm

 

 



 

 

 ENSEMBLE DISPONIBLE EN QUATRE FINITIONS:


laque noire,

laque blanche,

argent

ou bronze


 

TANNOY Ensemble 5.1 Arena
Avec l’ensemble Arena, Tannoy adapte sa technologie coaxiale au monde du home-cinéma sous un design qui rompt avec ses habitudes. Le point fort du système est sa précision de localisation des sources au sein de l’espace sonore. Un atout qui donne au terme « surround » tout son sens. jusqu’alors, à de rares exceptions près, les enceintes produites par Tannoy étaient dotées d’un design plutôt conventionnel. Avec l’ensemble Arena, la marque semble avoir décidé de rompre totalement avec cette tradition. Coques en résine, aux formes ovoïdales, jouant sur des nuances métal et pieds en aluminium profilé débarquent en force. Un style épuré, résolument futuriste qui ne manque pas de charme d’autant que cette révolution de l’apparence ne s’est pas faite au détriment des qualités acoustiques de cet ensemble.
Des haut-parleurs coaxiaux
Pour le concevoir, Tannoy a étudié une nouvelle série de haut-parleurs coaxiaux de petite taille. Leur membrane principale, de 100 mm de diamètre, est en pulpe de cellulose et fibres. Un composant reconnu pour sa grande neutralité acoustique. Le tweeter, basé sur un dôme en titane de 19 mm, est logé au fond d’un pavillon. Les lèvres de ce guide d’onde acoustique affleurent le point de jonction entre la membrane principale du haut-parleur et son équipage mobile. L’effet de bord se trouve ainsi éliminé. De plus le profil interne du guide d’ondes est travaillé de façon qu’il soit dans le parfait prolongement de celui de la membrane principale. Cette continuité de courbure, depuis le dôme du tweeter jusqu’à la façade de l’enceinte, libère le trajet des aigus de toute rupture de courbure. Autre avantage du procédé, le haut médium qu’émet la membrane principale à proximité de son centre n’est plus masqué par la présence d’un pavillon. Aucun obstacle ne s’oppose à sa propagation et il contribue ainsi pleinement à la restitution sonore. De même le risque de résonances parasites ou d’interférences entre le pavillon et la membrane principale est éliminé. En prolongeant parfaitement le guide d’ondes, elle joue même le rôle de large pavillon favorisant la diffusion des aigus. Une configuration directement déclinée de celle de toutes les enceintes de la marque bénéficiant de l’appellation « DC », pour « Dual Concentric ».
L’enceinte centrale et les satellites
Enfin, le petit diamètre de ces nouveaux haut-parleurs a permis à Tannoy de réaliser une enceinte centrale et des satellites particulièrement compacts. Certes, leur réponse en fréquence basse en souffre, elle est d’ailleurs volontairement limitée, par filtrage interne, à 80 Hz pour éviter l’affolement inutile des membranes. Mais, dans notre cas, ce point n’a que peu d’importance puisque le caisson de grave vient prendre le relais pour assurer la restitution du registre extrême-basse. L’enceinte centrale, au volume interne de 2,6 litres seulement, regroupe deux haut-parleurs de 10 cm de diamètre. Seul l’un deux est pourvu d’un tweeter coaxial. Le second ne comporte que la membrane principale. Il joue le rôle de « petit woofer » et a pour mission d’améliorer la restitution du spectre bas-médium pour préserver la chaleur des voix. Un minuscule évent, qui trahit le mode de fonctionne ment bass-reflex de cette enceinte, vient s’interposer entre les deux haut-parleurs. Les satellites se basent sur un unique haut-parleur coaxial. Cette configuration leur offre une compacité extrême. Leur volume interne, encore plus faible que celui de l’enceinte centrale, n’est que de deux litres, ils sont également de type bass-reflex. Leur évent prend place juste sous le haut-parleur.
Le caisson de grave
Le caisson de grave, enfin, est conçu autour d’un woofer de 25 cm de diamètre. Il est alimenté par un amplificateur numérique à technologie BASH capable de délivrer une puissance efficace de 300 W. Son unique entrée bas niveau, dotée d’une fiche REA, le destine à un raccordement sur la fiche « Sub » d’un amplificateur audio-vidéo. Au passage, on pourra regretter l’absence d’entrée haut-niveau. En revanche, le caisson est particulièrement bien paré en réglages. Outre les traditionnels potentiomètres d’ajustage du niveau et de fréquence de coupure, il dispose d’un réglage de phase à glissement continu de 0° à 180°. De même, il porte un réglage baptisé « LE Extention » accompagné de repères « Music » et « Theater ». En fait, ce réglage modifie la réponse en fréquence du caisson dans l’extrême-basse pour mieux adapter son comportement en fonction du message sonore à restituer: musique ou bande-son cinéma. Par ailleurs, un petit interrupteur permet d’inhiber le filtre interne du caisson si l’amplificateur audio-vidéo prend déjà en charge cette fonction. Enfin, un second interrupteur s’oppose à la mise en veille automatique du système. En position « Auto », celle-ci intervient au bout d’une douzaine de minutes si aucun signal n’est détecté.
À l’écoute
Ce système se voulant polyvalent, nous avons débuté nos écoutes en stéréophonie conventionnelle. Dès les premiers instants, la précision de l’espace stéréophonique est saisissante. C’est là l’un des atouts majeurs de la technologie coaxiale qui, par le respect des phases qu’elle assure, confère toujours une remarquable précision à l’espace sonore. Chaque source est parfaitement localisable au sein d’une scène stéréophonique large et ample. La restitution est également détaillée et précise. L’aigu bénéficie d’un bel éclat sans pourtant être agressif. Globalement, tout le haut du spectre sonore est limpide et bien équilibré. En revanche, comme souvent sur les systèmes dotés d’un caisson de grave, des ajustages successifs sont indispensables pour éviter le traditionnel « trou » dans le bas médium. Le but du jeu consiste à le combler tout en évitant une reproduction sur dimensionnée des graves. Dans ce domaine, le réglage « Music/Theater» constitue une aide appréciable et permet de trouver le juste compromis. La voix de la chanteuse Diana Krall nous a permis d’affiner ce réglage, d’autant plus qu’elle est accompagnée d’une contrebasse, bien présente, que tout réglage excessif du caisson rend envahissante. De même, le respect des phases qu’offre la configuration coaxiale permet d’en saisir chaque détail. La restitution est précise et limpide. Enfin, à condition que le volume d’écoute reste raisonnable, la dynamique est tout à fait honorable pour des éléments de taille aussi réduite. Sur le jazz, par exemple, les coups de caisse claire sont bien appuyés et percutants à souhait. Le caisson de grave possède aussi un bon impact et nos écoutes ne nous ont pas permis de détecter de phénomène de traîne ou de résonance notable. Les graves sont francs et fermes. À noter que Tannoy propose deux dispositions pour son caisson en fonction du montage des petites pointes, fournies, faisant office de pieds. Il est ainsi possible de l’utiliser « à plat », c’est-à-dire woofer orienté vers le sol, ou sur la tranche. Nous avons préféré cette dernière orientation en raison du meilleur impact qu’elle offre aux graves. En mode home-cinéma, le système délivre la même sensation de précision au niveau de l’espace sonore. Les sons d’ambiance Sont, eux aussi, parfaitement définis et localisables. En outre, nous avons particulièrement apprécié la qualité de l’enceinte centrale. Son double haut-parleur respecte bien le timbre des voix tout en préservant une remarquable intelligibilité aux dialogues. De même, le passage en position Theater offre aux effets spéciaux une belle ampleur et le caisson de grave, contrairement à ce que pourrait laisser craindre sa taille relativement modeste, remplit parfaitement son rôle.
En conclusion
Bien que très orienté home-cinéma, l’ensemble Arena est loin d’être rebuté par une restitution stéréophonique traditionnelle, Il est parfaitement adapté à des locaux d’écoute de taille moyenne où il saura se faire discret grâce à son design particulièrement innovant permettant de dissimuler totalement les câbles de liaison. En home-cinéma, comme en stéréophonie, il surprendra par la précision et le détail de l’image sonore qu’il délivre. Sa technologie coaxiale associée à une réponse en fréquence particulièrement large offrent à la restitution un remarquable piqué.
Henri-Pierre Penel